Prix de l'électricité, productible solaire et taille de batterie pour 144 pays

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    Entreprises · International
    22 septembre 2026 14 min de lecture

    Prix de l'électricité, productible solaire et taille de batterie pour 144 pays : global.solarnation.be est en ligne

    Pour 144 pays : le prix au MWh, le productible par kWc, l'écart saisonnier et la batterie qu'il vous faut pour trois jours d'autonomie. Plus ce que l'outil ne sait pas faire.

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    144 pays
    2026
    Globe terrestre, cellule photovoltaïque et module de batterie sur un bureau — carte de données internationale sur l'énergie solaire et le stockage dans 144 pays.

    Depuis cette semaine, global.solarnation.be est en ligne : une carte de données publique qui, pour 144 pays, met côte à côte quatre éléments qui se trouvent normalement dans quatre sources distinctes. Le prix de l'électricité pour les ménages et pour les entreprises en USD/MWh, le productible solaire en kWh par kWc et par an, l'écart saisonnier entre le mois le plus fort et le mois le plus faible, et la capacité de batterie par kWc nécessaire pour couvrir un cycle jour-nuit ou trois jours sans soleil. Le tout est gratuit, sans compte, en quatre langues (anglais, néerlandais, français, chinois), et l'ensemble du jeu de données est téléchargeable en CSV et en JSON sous licence CC BY 4.0. Date de référence du jeu de données : 19 septembre 2026 ; prix du deuxième trimestre 2026.

    Ce que ce n'est pas : un rapport de productible avec lequel on va voir son banquier. Les chiffres constituent une couche de présélection. Ils sortent d'un modèle analytique portant sur 181 régions climatiques, pas d'une simulation horaire de votre toiture. Pour 140 des 144 pays, cela s'arrête à cette carte de données : pas de configurateur, pas de tarif local issu d'une source primaire, pas d'indicateur de fiabilité du réseau. La couche de marché complète n'existe aujourd'hui que pour un seul pays, et c'est le Ghana. Solarnation est un installateur, pas un éditeur de logiciels ; cet outil a été écrit par l'équipe qui construit les installations, et cet article insiste autant sur ce que l'outil ne fait pas que sur ce qu'il fait.

    1. Ce que l'on trouve sur global.solarnation.be

    Le site compte cinq types de pages et 596 URL. Une page d'accueil avec une carte du monde interactive, un hub pays sur /countries, 144 pages pays sur /countries/<pays>, plus /how-it-works, /what-we-calculate et /projects. Ces 149 pages existent en quatre langues : l'anglais sans préfixe, le néerlandais sous /nl, le français sous /fr et le chinois simplifié sous /zh.

    La carte du monde distingue quatre statuts, et non trois. Available now (vert) : les quatre pays dotés d'un configurateur opérationnel, à savoir la Belgique, les Pays-Bas, la France et le Ghana. Coming soon (jaune) : 51 pays pour lesquels l'API Google Solar fournit des données de toiture et pour lesquels nous disposons d'une fiche pays ; la liste de couverture Google Solar compte 57 codes, auxquels s'ajoutent le Vietnam, le Maroc et l'Afrique du Sud que nous avons ajoutés manuellement. Scorecard available est le groupe le plus large : des données, pas de configurateur. No data yet est le reste, non cliquable.

    Chaque page pays s'ouvre sur le même noyau : une phrase de synthèse, quatre chiffres clés, deux scénarios de batterie, un graphique des douze mois de production face à la consommation, un tableau complet des variables avec la définition de chaque champ, un bloc de sensibilité, les hypothèses, un bloc « What it is not », les sources et la date. En bas de page se trouvent une FAQ et un bouton de téléchargement du JSON de ce pays.

    2. Prix de l'électricité pour les entreprises par pays : un facteur 34 entre le plus cher et le moins cher

    Entre l'électricité professionnelle la plus chère et la moins chère du jeu de données, il y a un facteur 34. L'Angola est à 13 USD/MWh, le Royaume-Uni à 442 USD/MWh. La médiane s'établit à 137 USD/MWh, la moyenne à 153. Un prix entreprises est disponible pour 171 des 181 régions climatiques ; pour dix pays, la source n'en publie aucun (entre autres l'Irlande, la Suède, la Nouvelle-Zélande, la Namibie, Cuba et le Sénégal).

    Le top cinq pour les entreprises : Royaume-Uni 442, Italie 411, Bahamas 370, Hongrie 369, îles Caïmans 367 USD/MWh. En bas de tableau : Angola 13, Éthiopie 18, Bhoutan 19, Lesotho 22. Pour les ménages, la Belgique est le cinquième pays le plus cher au monde avec 406 USD/MWh, derrière les Bermudes (465), l'Irlande (450), l'Italie (414) et les îles Caïmans (410). Ce contraste est la raison d'être de ce projet : une entreprise belge qui produit à l'étranger y compose avec un coût de l'énergie radicalement différent de celui de son siège, et donc avec un tout autre business case pour le solaire et le stockage.

    Lisez ces chiffres correctement : ce sont des moyennes nationales annuelles statiques à la date de référence du T2 2026, pas des prix dynamiques ni des prix de marché. Elles ne font aucune distinction entre basse et moyenne tension, n'intègrent ni tarif capacitaire (redevance de capacité), ni tarif de réseau, ni traitement TVA par segment. Le site le dit lui-même, littéralement, sur chaque fiche pays.

    3. Productible en kWh par kWc et taille de batterie selon le climat

    Le productible solaire du jeu de données s'échelonne de 850 à 2 200 kWh par kWc et par an, soit un facteur 2,6. La moyenne s'établit à 1 465. Le maximum : le désert d'Atacama au Chili avec 2 200, suivi de la Namibie, du Sahara algérien, de l'intérieur de l'Arabie saoudite et d'Oman. Le minimum : l'Islande avec 850, puis les Pays-Bas avec 950 et un groupe à 1 000 comprenant la Belgique, la Pologne, le Danemark et le Luxembourg. Toutes les valeurs sont arrondies à 50 kWh/kWc près.

    La taille de la batterie découle de ce productible et du climat. Pour un cycle jour-nuit, elle va de 1,1 à 2,8 kWh par kWc dans le jeu de données ; pour trois jours d'autonomie, de 5,8 à 15,1 kWh par kWc. L'indicateur central de la carte est le taux d'autonomie avec une batterie de trois jours : il s'étale de 62 % (Islande) à 100 %, pour une moyenne de 89 %. Trente-cinq régions réparties sur trente pays atteignent 100 %, dont le Ghana, Singapour, la Malaisie, Oman et les trois régions indonésiennes. Tout en bas figurent l'Islande à 62 % et la Suède, la Norvège, la Finlande, le nord du Canada et l'Extrême-Orient russe à 65 %.

    BelgiquePays-BasFranceGhana
    Prix ménages (USD/MWh)406286276147
    Prix entreprises (USD/MWh)263220185137
    Productible (kWh/kWc/an)1 0009501 1501 500
    Écart saisonnier (mois le plus fort ÷ le plus faible)5,7×6,3×4,4×1,2×
    Autonomie avec batterie jour-nuit63 %62 %64 %85 %
    Autonomie avec batterie 3 jours73 %72 %76 %100 %
    Batterie pour 3 jours (kWh/kWc)6,86,57,910,3
    Déficit hivernal (% de la conso annuelle)20,0 %20,6 %18,2 %0 %
    ClassementHybrideHybrideHybrideÎle énergétique envisageable
    Même toiture industrielle avec panneaux solaires sous un soleil d'hiver rasant en Europe du Nord et sous un soleil au zénith à l'équateur — écart saisonnier du productible.
    La même toiture, le même panneau, une tout autre course du soleil. À gauche un écart de 5,7× comme en Belgique, à droite 1,2× comme au Ghana. C'est cet écart qui détermine si une batterie résout un décalage quotidien ou doit couvrir une saison.

    Cette dernière ligne n'est pas un algorithme de notation maison : c'est simplement le taux d'autonomie avec batterie de trois jours, réparti en quatre tranches : à partir de 95 % « île énergétique envisageable » (99 régions dans 82 pays), à partir de 85 % « quasi autonome », à partir de 75 % « hybride : réseau nécessaire en saison creuse », et en dessous « le réseau reste indispensable » (27 régions dans 25 pays).

    Le déficit hivernal mérite une lecture à part. C'est la part de la consommation annuelle qui reste découverte, après la batterie de trois jours, pendant le trimestre le plus défavorable. Pour la Belgique, il s'élève à 20,0 %, soit 166,9 kWh par kWc. Vingt-neuf régions affichent un déficit nul ; 75 régions dans 64 pays dépassent structurellement les 10 %. La définition publiée sur le site précise explicitement qu'il ne s'agit pas d'une recommandation de stockage : c'est ce qui reste à couvrir par le réseau, un groupe électrogène de secours ou du stockage saisonnier.

    4. Comment les chiffres sont obtenus

    Deux colonnes sont des données d'entrée, tout le reste est un résultat de modèle. Les prix de l'électricité et le productible PV sont lus et recopiés tels quels ; les prix sont des moyennes nationales du T2 2026, le productible est une estimation « en ligne avec le Global Solar Atlas (Banque mondiale/Solargis), arrondie à 50 kWh/kWc près ». Autrement dit : une estimation dérivée, pas une lecture directe d'API. Sur 181 régions, on ne compte que 25 valeurs de productible distinctes.

    Tout le reste est calculé dans un modèle Python qui tourne hors ligne et dont seul le résultat arrive en base de données. La répartition mensuelle du productible découle de la latitude et de la classe climatique : inclinaison min(0,8 × |latitude| + 3 ; 40) degrés, déclinaison et angle horaire par journée représentative, un indice de clarté avec séparation diffus/direct et un albédo de 0,2, et onze classes climatiques ayant chacune son profil mensuel. L'hémisphère sud est décalé de six mois.

    Le taux d'autonomie est calculé analytiquement, pas heure par heure. Le modèle intègre une distribution gamma sur les productions journalières, avec un coefficient de variation par climat et par mois, et y ajoute la part que la batterie peut décaler. Trois hypothèses sont publiques et figurent aussi dans l'export JSON : surdimensionnement 1,2 (le PV est dimensionné à 120 % de la consommation annuelle), part nocturne 0,55 (55 % de la consommation tombe en dehors des heures d'ensoleillement) et rendement aller-retour 0,92. La taille de batterie est une définition, pas une optimisation : la batterie jour-nuit vaut 0,55 × la consommation journalière, celle de trois jours vaut 3 × la consommation journalière. Il n'y a ni optimum coûts-bénéfices, ni dégradation, ni C-rate, ni profondeur de décharge.

    Pour montrer la sensibilité de ces hypothèses, le modèle fait tourner sept variantes sur onze régions de référence. Pour la Belgique :

    RunSurdim.Part nocturneRdt ARAutonomie jour-nuitAutonomie 3 joursDéficit hivernal
    Base1,20,550,9263 %73 %20,0 %
    Moins de PV1,00,550,9259 %69 %21,6 %
    Plus de PV1,50,550,9267 %78 %17,6 %
    Batterie moins performante1,20,550,8561 %73 %20,1 %
    Batterie plus performante1,20,550,9664 %73 %20,0 %

    La leçon est nette : cinquante pour cent de panneaux en plus font passer l'autonomie belge de 73 à 78 % et le déficit hivernal de 20,0 à 17,6 %. Faire passer le rendement de la batterie de 0,85 à 0,96 ne fait pas bouger l'autonomie sur trois jours d'un seul point de pourcentage. Sous un climat maritime septentrional, le déficit est saisonnier, pas technique. C'est exactement le type de conclusion que doit livrer un modèle de présélection.

    5. Couche 2 : tarifs locaux et fiabilité du réseau, complète aujourd'hui pour le seul Ghana

    Au-dessus de la carte de données se superpose une deuxième couche de faits de marché locaux : tarifs issus d'une source primaire, fiscalité et droits d'importation, fiabilité du réseau, prix du diesel, rémunération de l'injection, une scorecard de marché à dix facteurs, une liste de sources par valeur, le partenaire local et une FAQ spécifique au pays. Chaque valeur porte sa source et un niveau de confiance (élevé, moyen, faible, à confirmer).

    Cette couche n'est aujourd'hui complète que pour un seul pays : le Ghana. Sur /countries/ghana figure une scorecard de marché à 82 points sur 100, palier « Strong market », avec les dix facteurs renseignés : 1 600 kWh/kWc, prix de l'électricité 0,183 USD/kWh (PURC SLT-MV, T3 2026), variation saisonnière 1,4, load match 0,9, fiabilité du réseau 184 heures de coupure par an (pondéré : 22 heures une année normale, 670 une année de crise), prix du diesel 0,50 USD/kWh (NPA, début septembre 2026), ratio d'injection 0,4, droits d'importation moyens 3,3 %, pas de tarif capacitaire, et un indice de fiabilité des sources de 0,7. Derrière cette scorecard se trouvent 42 valeurs pays renseignées, toutes sourcées.

    Pour la Belgique, la scorecard reste invisible, et c'est une règle du tout ou rien assumée. Les dix facteurs pèsent le même poids ; si un seul ne se résout pas, la scorecard entière disparaît de l'interface plutôt que d'afficher un chiffre incomplet. La Belgique compte 34 valeurs pays renseignées et obtient 8 des 10 facteurs. Il manque précisément quatre données sources : les heures de coupure en année normale, les heures de coupure en année de crise, et les droits d'importation sur les onduleurs et sur les batteries. Ces quatre valeurs alimentent deux facteurs dérivés, et la scorecard reste donc absente. Les 34 faits de marché et la liste des sources, eux, sont bien là, avec une date de vérification au 19 juin 2026.

    Les Pays-Bas et la France ont zéro valeur pays renseignée. Le Vietnam en a bien 34, mais n'est pas en statut live. Voici à quoi ressemble la couverture réelle :

    PaysFiche d'autonomieFaits de marché sourcésScorecard de marchéConfigurateur
    Ghanaouioui (42 valeurs)oui, 82/100oui
    Belgiqueouioui (34 valeurs)non (8 facteurs sur 10)oui
    Pays-Basouinon (0 valeur)nonoui
    Franceouinon (0 valeur)nonoui
    Vietnamoui34 valeurs, pas encore publiéesnonnon
    139 autres paysouinonnonnon
    Deux maquettes de bâtiment identiques sous une pile de cinq couches de données transparentes et sous une seule couche — différence de données de marché disponibles par pays.
    À gauche, un pays avec la couche de marché complète : tarifs de source primaire, fiabilité du réseau, prix du diesel, droits d'importation et fiscalité — aujourd'hui uniquement le Ghana. À droite, les 139 pays où seule la fiche d'autonomie existe.

    6. Le configurateur tourne pour quatre pays, et calcule hors Belgique avec des tarifs belges

    Le bouton de lancement du configurateur n'apparaît que pour le statut live : Belgique, Pays-Bas, France et Ghana. Pour les 140 autres pays, il n'y a pas de configurateur en libre-service. Ce qu'il y a, en revanche : la carte de données complète de ce pays, le téléchargement JSON, et deux étapes suivantes concrètes sur la page même. Une page pays n'est donc pas une impasse, mais vous n'y calculez pas vous-même un système.

    Au sein de ces quatre pays live, le moteur de calcul n'a pas partout la même profondeur, et c'est la limite la plus honnête de tout le projet. La Belgique et les Pays-Bas disposent chacun de leur propre modèle financier. Le Ghana aussi. La France, non. Si vous cliquez sur la France depuis la carte et lancez le configurateur, vous obtenez un productible PV spécifique au site (via l'API Google Solar ou PVGIS), mais les paramètres économiques basculent sur le jeu belge par défaut : prix de prélèvement 0,28 €/kWh, tarif d'injection 0,045 €/kWh, tarif capacitaire 53,39 €/kW/an selon Fluvius, durée de 25 ans, indexation de 3 % et un bloc fiscal belge. Les éléments d'interface propres à la Belgique (cabine MT, BeBat, découplage réseau) sont bien désactivés pour la France, mais les chiffres derrière restent belges. Pour un site français, le résultat est donc un dimensionnement techniquement exploitable posé sur une simulation de facture belge. Utilisez-le comme tel, ou demandez-nous de le recalculer avec les tarifs français.

    L'analyse de toiture fonctionne selon deux modes. Là où l'API Google Solar a de la couverture, nous utilisons les pans de toiture et les données d'ombrage de Google. Là où ce n'est pas le cas, et c'est notamment vrai pour le Ghana, l'outil se rabat sur l'emprise du bâtiment issue d'OpenStreetMap et sur un productible PVGIS. Ce repli suppose une toiture plate orientée vers l'équateur, sans inclinaison ni orientation par pan et sans flux d'ombrage. Notre propre code le dit sans détour : c'est une indication en vue d'une offre, établie à partir du contour, pas un rapport de mesure.

    7. Ce que cet outil ne sait pas faire

    Ce chapitre n'est pas une note en petits caractères. Pour préparer une décision d'investissement sur la base de ces chiffres, il faut savoir précisément quelles questions n'y trouvent pas de réponse.

    Pas de simulation horaire. Le taux d'autonomie est une intégrale analytique sur les productions journalières, pas un calcul sur 8 760 heures. Les profils horaires, le comportement de charge des véhicules électriques, la simultanéité et les pics de process n'y figurent pas. Pour un dossier belge, nous réalisons bien cette simulation horaire, sur les données quart-horaires du gestionnaire de réseau ; sur la carte internationale, non.

    Une seule latitude et une seule classe climatique par région. Derrière 181 lignes se cachent 157 combinaisons uniques de climat et de latitude, et 119 résultats de modèle uniques. C'est pourquoi la Suède, la Norvège, la Finlande, le nord du Canada et l'Extrême-Orient russe sont chiffrés à l'identique : tous à 62° de latitude nord, climat maritime, 65 % d'autonomie, 25,3 % de déficit hivernal, écart de 17,2×. Ce n'est pas un résultat de mesure par pays, c'est le même modèle avec les mêmes entrées.

    Pas de fourchette P50/P90, donc pas de rapport de productible bancable. Il y a une estimation centrale par région et une analyse de sensibilité sur onze régions de référence, où l'on fait varier un paramètre à la fois. Pas de bande d'incertitude combinée, pas de Monte-Carlo. Le Ghana ne fait même pas partie de ces onze. Pour un financement, il vous faut un yield assessment réalisé par un bureau spécialisé ; cette carte est l'étape qui précède.

    Pas de temps de retour sur investissement, pas de LCOE, pas de référence CAPEX par pays. Le site n'affiche délibérément aucun montant d'investissement ni aucun temps de retour par pays. Le coût d'une installation varie trop fortement d'un marché, d'un régime d'importation et d'un partenaire à l'autre pour y coller un chiffre mondial. Pour un LCOE par localisation, mieux vaut consulter le Solar + Battery Atlas d'Ember ; pour une série CAPEX validée, l'IRENA.

    La même toiture industrielle vue du dessus : à gauche avec ses pans, faîtages et ombres visibles, à droite comme une seule surface grise sans détail.
    À gauche, ce que voit l'analyse de toiture avec la couverture Google Solar : pans distincts, faîtages, coupoles et ombrage. À droite, ce que voit le repli : uniquement l'emprise du bâtiment, à partir de laquelle une toiture plate orientée vers l'équateur est supposée.

    Pas de physique fine. Le Global Solar Atlas travaille sur une maille d'environ un kilomètre, PVGIS fournit des séries TMY horaires et l'ombrage d'horizon à partir des données de terrain. Nous travaillons avec 181 régions climatiques et sans modélisation d'horizon. Sur la physique solaire pure, ces deux sources sont plus fines que nous, et nous y renvoyons d'ailleurs.

    Le profil de consommation est une hypothèse, pas une mesure. Il existe un seul profil mensuel par classe climatique, identique pour les ménages et les entreprises. Le modèle ne connaît pas les secteurs. Un entrepôt frigorifique, un centre de données et un immeuble de bureaux reçoivent le même profil dans la même classe climatique.

    L'autoconsommation n'est pas une seconde mesure. Elle vaut exactement le taux d'autonomie divisé par le surdimensionnement de 1,2, et se situe donc structurellement quelque 17 % plus bas. Ne lisez pas ces deux chiffres comme deux confirmations indépendantes l'une de l'autre. Le taux d'autonomie est par ailleurs plafonné à 100 % : les 35 régions affichant exactement 100 % touchent un plafond.

    La couche de marché est étroite. Le catalogue compte 42 paramètres de marché, mais seuls trois pays ont des valeurs renseignées et deux pays seulement disposent de sources publiques. Sur les 42 valeurs ghanéennes, 13 portent la mention « faible fiabilité » — c'est pourquoi le Ghana lui-même ne marque que 3 sur 5 en clarté réglementaire. Des FAQ spécifiques n'existent que pour un seul pays.

    Une seule date de référence pour tout. L'ensemble du jeu de données porte la même date, le 19 septembre 2026. Il n'y a ni actualisation pays par pays ni historique de versions. Et hors Belgique et Pays-Bas, il n'y a ni registre des entreprises, ni cadastre, ni référentiel de consommation : le wizard s'y rabat sur l'encodage manuel.

    Et la plus importante : aucun chiffre présenté ici ne remplace une étude de réseau sur place. Puissance de raccordement, puissance de court-circuit, permis, délais de traitement chez le gestionnaire de réseau, risque de change, risque pays et coût du capital ne figurent pas sur cette carte. Ce sont précisément les points sur lesquels un projet international échoue ou réussit, et ils demandent un travail local.

    Pour finir, un détail qui illustre la démarche : la fiche pays et le configurateur se contredisent visiblement, et c'est écrit noir sur blanc. Le configurateur belge calcule avec 950 kWh/kWc, une référence spécifique au site ; la fiche pays utilise 1 000 kWh/kWc, une estimation nationale arrondie, afin que tous les pays soient comparés sur la même base. Pour le Ghana, c'est 1 600 contre 1 500. Les deux chiffres côte à côte, il faut savoir pourquoi ils diffèrent.

    8. D'où viennent les chiffres et comment ils évoluent

    Aucun chiffre n'est codé en dur dans le site. Les données d'autonomie résident dans un ensemble de tables de base de données : 181 lignes de régions, 22 colonnes formellement définies (en quatre langues), quatre classes de classement, 77 runs de sensibilité et un bloc de métadonnées reprenant les sources, la licence et les trois hypothèses du modèle. La couche de marché repose sur un catalogue de 42 paramètres accompagné des valeurs par pays, chacune avec sa source et son niveau de confiance. Le texte des pages pays est un gabarit rempli avec les valeurs de la base — c'est pourquoi la version chinoise affiche exactement les mêmes chiffres.

    Conséquence pour la maintenance : une modification de tarif est une mise à jour en base de données, pas une nouvelle version du site. Si le tarif PURC ghanéen change, une valeur change avec sa source et sa date, et la page pays comme le configurateur calculent immédiatement avec le nouveau chiffre.

    Les données sont également disponibles en format exploitable par machine. Pour chaque pays, il existe un fichier JSON sur /data/solar-autonomy/<pays>.json, et pour l'ensemble du jeu, all.csv, all.json et sensitivity.csv, tous avec CORS ouvert et une heure de mise en cache. L'en-tête du JSON contient le nom du jeu de données, la licence, les sources, les trois hypothèses, les quatre classes de classement et les 22 définitions de colonnes, de sorte que le fichier s'explique lui-même. S'y ajoutent /llms.txt et /llms-full.txt à destination des modèles de langage, et le robots.txt autorise explicitement les crawlers d'IA : GPTBot, ClaudeBot, PerplexityBot, Google-Extended et une dizaine d'autres. La licence est CC BY 4.0 : servez-vous des chiffres, en citant la source.

    9. Comment utiliser ceci pour un site à l'étranger

    Servez-vous de la carte comme premier filtre dans une étude de faisabilité photovoltaïque pour un site à l'étranger, pas comme rapport final. L'ordre que nous suivons nous-mêmes : cherchez le pays sur /countries, lisez le prix entreprises au MWh et le productible par kWc, puis regardez l'écart saisonnier et le déficit hivernal : ils vous disent si l'enjeu se joue sur le cycle jour-nuit ou sur les saisons. Un écart de 1,2× comme au Ghana signifie qu'une batterie de décalage quotidien suffit. Un écart de 5,7× comme en Belgique signifie que vous ne résoudrez pas le dernier cinquième de l'année avec du stockage, quelle que soit la taille de la batterie.

    Vient ensuite le travail local. Pour la Belgique, les Pays-Bas, la France et le Ghana, vous pouvez poursuivre vous-même dans le configurateur, avec les réserves formulées plus haut pour la France. Pour les autres pays, nous faisons le calcul avec vous, sur la base de vos propres données de consommation et du dossier de raccordement sur place. La réalisation se fait avec un partenaire local : les projets réalisés repris sur /projects — 111 installations professionnelles, dont la plus grande atteint 250 kWc — se situent tous en Belgique, notre marché domestique. À l'étranger, nous concevons, dimensionnons et finançons, et nous construisons avec un acteur local. Le compteur en direct de la page d'accueil affiche du reste des runs du configurateur, pas des installations réalisées ; là aussi, mieux vaut lire correctement.

    UN SITE À L'ÉTRANGER À FAIRE CHIFFRER ?

    Cherchez votre pays sur la carte pour la première présélection. Pour un calcul réel sur vos propres données de consommation et le dossier de raccordement local, nos ingénieurs regardent cela avec vous.

    Questions fréquentes

    Combien de kWh un panneau solaire produit-il par an au Ghana par rapport à la Belgique ?+

    Au Ghana, la carte compte 1 500 kWh par kWc et par an, en Belgique 1 000. Soit 1,5 fois la production du même panneau, c'est-à-dire 50 % de plus. L'écart d'exploitabilité est encore plus grand : l'écart saisonnier au Ghana est de 1,2× contre 5,7× en Belgique, ce qui amène le Ghana à 100 % d'autonomie avec une batterie de trois jours, et la Belgique à 73 %. Les deux chiffres sont des estimations de modèle, pas des mesures sur site.

    Pourquoi une entreprise paie-t-elle son électricité quatre fois plus cher dans un pays que dans un autre ?+

    Parce que le jeu de données compare des moyennes nationales dans lesquelles le mix de production, les subsides, les taxes et les tarifs de réseau sont déjà intégrés. Dans le jeu de données, le prix entreprises va de 13 USD/MWh en Angola à 442 USD/MWh au Royaume-Uni, avec une médiane de 137. Ce sont des moyennes annuelles statiques du T2 2026, sans distinction entre basse et moyenne tension et sans tarif capacitaire. Votre prix contractuel réel peut s'en écarter sensiblement.

    Quelle capacité de batterie faut-il par kWc dans un climat tropical ?+

    Dans le jeu de données, la batterie de trois jours se situe entre 5,8 et 15,1 kWh par kWc, et pour le Ghana à 10,3 kWh par kWc. Ce chiffre est une définition, pas une optimisation : c'est trois fois la consommation journalière pour une installation PV dimensionnée à 120 % de la consommation annuelle. Il n'intègre ni optimum de coût, ni dégradation, ni profondeur de décharge. Pour un dimensionnement réel, il vous faut votre propre profil de charge.

    Une entreprise peut-elle tenir trois jours sans réseau avec du solaire et une batterie ?+

    Dans 30 pays, le modèle atteint 100 % d'autonomie avec une batterie de trois jours, dont le Ghana, Singapour, la Malaisie et Oman. En Belgique, ce même scénario aboutit à 73 %, avec un déficit hivernal de 20 % de la consommation annuelle. Attention : ces 100 % sont un plafond du modèle et valent pour un profil de consommation idéalisé par classe climatique. C'est une indication de faisabilité, pas la conception d'une installation en site isolé.

    Pour quels pays ai-je droit à une configuration complète et pour quels pays uniquement aux données ?+

    Le configurateur s'ouvre pour quatre pays : la Belgique, les Pays-Bas, la France et le Ghana. La couche de marché complète, avec tarifs locaux, fiscalité et fiabilité du réseau, n'est aujourd'hui complète que pour le Ghana ; la Belgique dispose des faits de marché mais il lui manque quatre données sources, ce qui garde la scorecard de marché masquée, et les Pays-Bas et la France n'ont pas encore cette couche. Pour les 140 autres pays, il y a la fiche d'autonomie, le téléchargement JSON et une voie de contact vers notre équipe.

    Sources

    Articles liés

    Tous les chiffres de cet article ont été vérifiés le 21 septembre 2026 dans les données sources et sur le site en ligne. Le jeu de données porte la date de référence du 19 septembre 2026, les prix sont ceux du T2 2026. Une actualisation des données peut modifier les tableaux.

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